Sortie de “Mark Zuckerberg : la biographie”, par Daniel Ichbiah

La biographie d’un génie visionnaire, devenu l’homme le plus influent de la planète. Le plus secret aussi.

À 18 ans, Zuckerberg refuse une offre de Microsoft qui aurait pu le rendre millionnaire, préférant suivre des études à Harvard. À l’université, il conçoit Facebook et fait mouche. Devenu milliardaire à 24 ans, il rachète WhatsApp, Instagram… des services utilisés par plus de 2 milliards de personnes! Troisième fortune mondiale en 2018, il compte parmi les donateurs les plus généreux de la planète. On lui prête même l’ambition de devenir président des États-Unis… Une trajectoire supersonique sans équivalent à ce jour.

Oui mais… Derrière les professions de foi humanistes – «un monde ouvert et connecté » – et l’altruisme revendiqué de son P-DG, que cache vraiment le projet Facebook ? Quel rôle a-t-il joué dans l’élection de Donald Trump, l’explosion des fake news? Que deviennent les données récoltées auprès des utilisateurs? Zuckerberg se servirait-il de Facebook comme d’un cheval de Troie au coeur de nos démocraties – quand on sait qu’il revendique sans état d’âme « la domination mondiale » ? Ou tel un Frankenstein du XXIe siècle, a-t-il été dépassé par sa créature ?

Daniel Ichbiah, grand spécialiste de la Silicon Valley et des nouvelles technologies, a recoupé les témoignages de proches, retranscrit les messages privés et les réunions en huis clos, récolté des milliers d’informations, pour délivrer la seule biographie complète et actualisée sur un mythe vivant.

Daniel Ichbiah, écrivain et journaliste, est spécialiste des nouvelles technologies. Mark Zuckerberg, la biographie est son troisième ouvrage consacré aux success stories de la Silicon Valley, après les biographies de référence Bill Gates et la saga Microsoft et Les 4 vies de Steve Jobs.

Daniel Ichbiah, Mark Zuckerberg, la biographie, Éditions de La Martinière
336 pages, 19,90€, parution le 4 octobre

 

“Lève-toi et code : confessions d’un hacker” (éd. La Martinière)

A l’ère du tout digital et à l’heure où la protection de nos données est primordiale, le hacker de Sciences Po revient sur son parcours dans un témoignage choc qui met en évidence le retard français quant aux questions de cybersécurité. Il a hacké les bases de données de Sciences po pour montrer à tous les failles de leurs systèmes. Il est devenu Rabbin des bois, l’un des hackers les plus reconnus du public français.

Il se fait appeler « Rabbin des bois » –un peu par jeu. De confession juive, il hacke les puissants pour montrer à tous les failles des grands systèmes informatiques qui abritent nos données personnelles.

Dans ce récit court, porté par un vrai flow littéraire, Rabbin des bois raconte son parcours singulier. Élevé dans un quartier modeste en région parisienne, il perd sa mère lorsqu’il est très jeune. Ses notes chutent, le jeune homme se réfugie sur la Toile où il se spécialise dans un marché parallèle de données volées et hackings divers. Il en tire des revenus conséquents. Mais son rêve n’est pas là.

Début 2017, il passe plusieurs heures en garde-à-vue pour avoir hacké les données de 4 000 étudiants de Sciences po. Il ne les a ni revendues ni diffusées. Son but, c’est d’être un lanceur d’alerte. Là où, aux Etats-Unis, des universités comme Harvard l’auraient immédiatement intégré à leurs équipes, le système français le montre du doigt. Ce livre met en évidence le retard de notre pays sur la question de la protection des données. Il est aussi un témoignage littéraire ultra-contemporain, porté par une voix nouvelle et une personnalité hors du commun.

Rabbin des bois a commencé ses activités de hacker à l’âge de treize ans. Professionnel du piratage, il tente de faire prendre conscience du développement de la criminalité digitale et des enjeux de la cybersécurité.

Source et contact presse : Éditions de La Martinière et Agence de presse Agence Anne&Arnaud

 

Pour en savoir plus

Lève toi et code, un ouvrage initié par Litcom pour les éditions de La Martinière

Sortie de “Un ticket pour l’éternité : vie et mort de stars trop tôt disparues” (éd. La Martinière)

La mythologie des célébrités a aussi sa face sombre, sur laquelle nul n’a jamais écrit avec autant de passion que Bruno de Stabenrath. Accidents de voiture, d’avion ou de moto, suicides, assassinats, overdoses, disparitions… les plus grands mythes du cinéma, de la musique, de la peinture ou de la littérature doivent souvent leur légende à une fin prématurée : James Dean et la malédiction de La Fureur de vivre, le dernier vol de Saint-Exupéry, la virée fatale en Ferrari de Rubirosa, l’homme aux cinq mille conquêtes, Jean de Breteuil, enfant damné et dealer des stars, un virage de trop pour le « fast and furious » Paul Walker, le karma fatal et cruel des fils Malraux…

Bruno de Stabenrath redonne vie à chacune de ces tragédies avec un humour, une tendresse et une sincérité qui subliment autant qu’ils dénoncent notre fascination pour la fatalité lorsqu’elle frappe les êtres jeunes et talentueux – ceux que l’on croyait immortels.

Fils d’une pianiste de jazz, lui-même enfant-acteur avec François Truffaut, Bruno de Stabenrath est l’auteur de livres et de chansons dont la créativité personnelle a marqué de nombreux écrivains et cinéastes contemporains. Dans les coulisses des studios de cinéma et de musique, ou dans les années 1980 à Guitare Magazine, il a participé à la redécouverte des destins oubliés du XXe siècle jusqu’à nos jours. C’est après un accident de voiture en 1996 que Bruno de Stabenrath a écrit son premier roman, Cavalcade, best-seller paru en 2001 et publié dans une vingtaine de pays.

Sortie de “Telle que tu me vois : l’histoire d’une fille qui aurait dû être un garçon” (éd. La Martinière)

J’ai quinze ans et je n’ai toujours pas mes règles. Tant pis, je garde précieusement au fond de mon sac un tampon, pour le jour où. Mais ce jour n’arrivera pas.
L’échographie a révélé un trou noir à la place de l’utérus. Un trou noir ? Chez moi, cela résonne comme un vide abyssal. Mais alors, est-ce que je pourrais avoir des enfants ? Est-ce que je suis quand même une femme ? Mes parents savaient, pourquoi n’ont-ils rien dit ?
Je comprendrai plus tard qu’il ne s’agit pas tant d’astronomie que d’un syndrome rare : je suis une femme XY. Une fille avec le patrimoine génétique d’un garçon. Et il faudra bien que j’apprenne à vivre avec.

Dans un récit empreint d’une grande délicatesse et de beaucoup d’humour, Élodie raconte comment elle a réussi à se forger un destin de femme avec ce syndrome hors norme. Et nous donne à lire une vraie leçon de vie, de courage et d’amour.

 

“Dos au mur”, le nouveau roman de Nicolas Rey(éd. du Diable Vauvert)

“Plagiaire, menteur, infidèle, Nicolas Rey, dos au mur, avoue tout”. Le pitch du dernier roman de l’écrivain est limpide, d’une terrible limpidité même. Dans Dos au mur, écrit à la première personne du singulier, il est question d’un écrivain à court d’argent, quitté par sa femme, dont les excès ont détruit le pancréas. Un drame, oui, mais désamorcé par une dose d’humour permanente, comme le souligne le journaliste littéraire d’Europe 1, Nicolas Carreau.

“Moi la littérature française, je ne la respecte pas”. “Ce qui compte, c’est le récit littéraire. Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité”, ironise Nicolas Rey au micro d’Europe matin. L’écrivain ne veut pas que l’on se concentre sur ce qui est vrai, ou pas. “Ce qui compte, c’est le bouquin avant tout, que cela vous prenne. Moi, la littérature française, je ne la respecte pas, je ne l’honore pas : je lui fais l’amour, je la prends dans tous les sens, j’essaye de la faire jouir”, revendique l’écrivain. “Je n’essaye pas de faire de l’auto-fiction, je m’en moque complètement”, conclut-il.

 

Dos au mur

 

 

Sortie de “Blouse blanche et poils de chien : comment j’ai découvert l’odeur du cancer” (éd. La Martinière)

Blouse blanche et poils de chiens. La Martinière / Litcom

BLOUSE BLANCHE ET POILS DE CHIENS

Comment j’ai découvert l’odeur du cancer

Isabelle Fromantin, Sandra Kollender

Au départ, Isabelle Fromantin voulait soigner les lépreux. À l’arrivée, elle cherche à dépister le cancer du sein grâce à l’odorat des chiens.
Ce parcours hors du commun est celui d’une infirmière à l’écoute de ses patients mais aussi de son propre instinct. Celui d’une soignante qui a réussi des miracles par la seule force de sa volonté.
Pour savoir comment elle en est arrivée là, il faut suivre un fil qui passe par Soeur Emmanuelle, l’Afrique, l’Institut Curie, le financement participatif, le fromage et bien d’autres choses encore.
Car il s’agit bien d’une enquête quasiment policière, dans le monde jusqu’alors inconnu des odeurs et de la science. Avec son inventivité et aussi un joli sens de l’humour, Isabelle Fromantin nous entraîne à sa suite.

Isabelle Fromantinest infirmière et docteure en sciences, à l’Unité plaies cicatrisation et recherche de l’Institut Curie, à Paris, et rattachée à l’équipe de recherche Clinical Epidemiology And Ageing (CEpiA) de l’université Paris Est Créteil (UPEC). Elle est à l’origine de KDOG, un projet de dépistage du cancer du sein grâce l’odorologie canine.

Sandra Kollenderest notamment l’auteur de La Tête à Toto, finaliste du Grand Prix des lectrices Elle 2013, un récit émouvant teinté d’humour noir sur le thème de l’enfance et du handicap, et de On n’est pas si différents, prix Handi-Livre 2016.

Isabelle Fromantin est infirmière et docteure en sciences, à l’Unité plaies cicatrisation et recherche de l’Institut Curie, à Paris, et rattachée à l’équipe de recherche Clinical Epidemiology And Ageing (CEpiA) de l’université Paris Est Créteil (UPEC). Elle est à l’origine de KDOG, un projet de dépistage du cancer du sein grâce l’odorologie canine.

Sandra Kollender est notamment l’auteur de La Tête à Toto, finaliste du Grand Prix des lectrices Elle 2013, un récit émouvant teinté d’humour noir sur le thème de l’enfance et du handicap, et de On n’est pas si différents, prix Handi-Livre 2016.

Sortie prochaine du livre d’Habiburahman “D’abord, ils ont effacé notre nom : un Rohingya parle” (éd. La Martinière)

Ce livre co-écrit par Sophie Ansel, édité par l’agence Litcom pour les éditions La Martinière, raconte la vie d’un enfant rohingya, Habiburahman, qui grandit dans un État d’Apartheid, de racisme et de persécutions systématiques : l’Arakan en Birmanie. A l’occasion de cette publication, le Parlement de Belgique, le Sénat belge et la députée européenne Marie Aréna ont invité Habiburahman en Belgique du 26 au 28 février pour des sessions spéciales qui permettront d’exposer la situation et les persécutions à l’encontre des Rohingyas. Habiburahman  sera également à Paris pour rencontrer les journalistes et des institutions du 1er au 9 mars. Il est également attendu par Amnesty International qui organisera des rencontres afin de soulever la question de la tragédie des Rohingyas. Le livre paraître en librairie le 1er mars 2018.

Les “Premières fois”, série de nouvelles signées par de grands écrivains et éditées par nos soins pour Prisma et Steinkis, réunies dans un coffret chez “J’ai lu”

cof

Le coffret réunissant les 10 ouvrages de la collection “Premières fois”, portée par les Éditions Prisma et Steinkis Groupe. Sur des thèmes variés, de grands écrivains racontent une première fois historique ou universelle, dans des récits mêlant fiction et réalité. Avec Eliette Abécassis, François Bégaudeau, Philippe Besson, Benoît Duteurtre, Nicolas d’Estienne d’Orves, Patrick Eudeline, Philippe Jaenada, Gilles Pudlowski, Nicolas Rey et Gonzague Saint-Bris.

“Assad”, de Régis Le Sommier (éd. La Martinière)

L’agence Litcom est très fière d’avoir accompagné cet ouvrage du reporter-écrivain Régis Lesommier.
Un portrait inédit du président Assad, depuis l’intimité de son palais et jusqu’aux confins de la guerre en Syrie.
Une plongée au long cours dans les affres des luttes de pouvoir au cœur du conflit syrien.
À découvrir chez La Martinière, le 11 janvier prochain : “Assad” !

« Je connais Bachar El Assad.
Vous me direz : tout le monde le connaît.
Ou plutôt : tout le monde croît le connaître, tant cet homme est une énigme.
Élève moyen et plutôt “sympathique” (il a étudié l’ophtalmologie à Londres), fou d’informatique, l’homme sort de l’ombre à la mort brutale de son frère aîné. Symbole de modernité, marié à une femme vêtue à l’occidentale, ancienne banquière, il incarne alors tous les espoirs aux yeux de l’Occident. Il devient, à 34 ans, président de la Syrie.
Dix-sept ans ont passé. 340 000 morts. Certains le surnomment le “Boucher de Damas”. D’autres considèrent qu’il a servi de rempart à l’islamisme radical.
Quoi qu’on pense de lui, il a gagné la guerre.
Je l’ai rencontré à plusieurs reprises, y compris en rendez-vous “off”, quand tout brûlait autour de lui. Plus d’une fois, je me suis demandé quelle part de vérité je pourrais retirer de ces moments.
Je vous laisse en juger. »

Régis Le Sommier est directeur adjoint de Paris Match et grand reporter (Mali, Afghanistan, Irak, Syrie…). Expert du Moyen-Orient et du terrorisme, il est notamment l’auteur de Daech, l’histoire aux Éditions de La Martinière.

TEXTE
Littérature
130 x 205 mm – 256 pages
11 janvier 2018 – 9782732483627
18 €

Sortie aux États-Unis de “Hitler, mon voisin” (éd. Other Press)

An eminent historian’s account of the Nazi rise to power from his unique perspective, that of a Jewish boy in Munich, living with Adolf Hitler as his neighbor.

Edgar Feuchtwanger came from a prominent German Jewish family, the only son of a respected editor and the nephew of the writer Lion Feuchtwanger. He was a carefree five-year-old, pampered by his parents and his nanny, when Adolf Hitler, the leader of the Nazi Party, moved into the building across the street in Munich.

In 1933 his happy young life was shattered. Hitler had been named Chancellor. Edgar’s parents, stripped of their rights as citizens, tried to protect him from increasingly degrading realities. In class, his teacher had him draw swastikas, and his schoolmates joined the Hitler Youth.

Watching events unfold from his window, Edgar bore witness to the Night of the Long Knives, the Anschluss, and Kristallnacht. Jews were arrested; his father was imprisoned at Dachau. In 1939 Edgar was sent on his own to England, where he would make a new life, a career, have a family, and try to forget the nightmare of his past—a past that came rushing back when he decided, at the age of eighty-eight, to tell the story of his buried childhood and his infamous neighbor.

Retrouvez le livre chez l’éditeur Other Press

Nicolas Rey : “Amour, les plus belles histoires” (éd. La Martinière)

69 histoires d’amour, de George Sand et Alfred de Musset à Amy Winehouse et Pete Doherty.

Écrivain et scénariste, Nicolas Rey a publié neuf romans – dont le très remarqué Un léger passage à vide décrivant les affres de l’alcoolisme – et, dernièrement, un recueil de nouvelles aux Éditions de La Martinière, Des nouvelles de l’amour. Il a reçu le prix de Flore pour son second roman Mémoire courte, publié aux éditions Au Diable Vauvert en 2000. Chroniqueur dans diverses émissions, à la télévision et à la radio (Culture et Dépendance, Tam Tam etc., En aparté, Un café et l’addition, Starmag, Le Grand Mag, Touche pas à mon poste !), il s’est aussi tourné vers le cinéma. Il a joué son propre rôle dans L’amour dure trois ans de Frédéric Beigbeder. Il a co-écrit avec Emma Luchini La Femme de Rio – dans lequel il joue – qui a été couronné du César du meilleur court-métrage en 2015. Il donne également des lectures musicales dans toute la France. Dans Amour, les plus belles histoires, il revient sur un thème qui lui est cher : le sentiment amoureux. S’il lui est arrivé de dépeindre ” la triste mécanique des couples qui s’aiment, se lassent et se laissent “, c’est ici à une célébration de l’amour qu’il nous invite, en convoquant 69 couples mythiques, toutes générations et tous univers confondus.

Laurence Masurel : “Jacques Chirac – Coulisses d’un destin” (éd. La Martinière)

Jacques Chirac figure aujourd’hui parmi les personnalités politiques préférées des Français. Pour autant, que sait-on réellement de la vie de celui qui est parvenu à se hisser jusqu’aux plus hautes fonctions de l’État ? Cet ouvrage ouvre pour la première fois les portes de la maison Chirac. Mêlant confidences, récit journalistique et plus de 250 photographies, on découvre les coulisses du pouvoir pendant un demi-siècle, à la Mairie de Paris, à l’Élysée, et dans l’intimité d’une famille au pouvoir. Jusqu’à l’achèvement d’une présidence de douze ans dont on se souvient aujourd’hui avec nostalgie. La journaliste Laurence Masurel revient sur le parcours politique de cet homme exceptionnel. Elle nous raconte ses combats mais aussi son goût pour les voyages ou les arts premiers. En contrepoint, Éric Lefeuvre, photographe personnel de Jacques Chirac pendant plus de trente ans, nous livre des images émouvantes laissant affleurer la personnalité intime du Président. Ensemble, ils ont réuni souvenirs et photographies afin de réaliser un portrait hors du commun.

Laurence Masurel a rencontré Jacques Chirac pour la première fois en 1972, à 24 ans. Journaliste, éditorialiste politique, ancienne rédactrice en chef de Paris Match en charge du service politique, elle a suivi tous les hommes et femmes politiques qui ont fait l’histoire depuis une trentaine d’années. Auteur de très nombreux articles et livres, elle a récemment publié aux Éditions de La Martinière La France est ingouvernable (2017).

Éric Lefeuvre a réalisé sa première image de Jacques Chirac, à tout juste dix-huit ans, le 1er mai 1984. Nommé photographe du maire de Paris et du mensuel d’information Ville de Paris en 1989, puis photographe privé du chef de l’État en 1995, il a suivi durant trente ans le quotidien de Jacques Chirac, aussi bien en France qu’à l’étranger.

Lola Marois : “Bad Girl” (éd. Hugo @ Cie)

Je suis belle. De cette beauté qui gêne, qui crée un malaise. Ma beauté n’est pas classique, elle est animale, sexuelle, arrogante, anti-conventionnelle. Elle ne se coiffe pas, ne se discipline pas. Elle est à elle seule, le fil conducteur, l’itinéraire de toute mon existence.

L’histoire d’Enja c’est l’histoire d’une fille trop. Trop belle, trop feignante, trop cul, trop défoncée qui veut juste profiter de la vie.

Et pour ça, elle choisit d’être escort. C’est simple, elle aime ça et ça rapporte gros.

Mais quand les années passent, le plaisir des débuts s’estompent et ramène au réel. Alors Enja se marie, fait deux enfants à un homme riche qui ne connait rien de son passé.

Et quand les démons d’Enja ressurgissent, elle plonge tête la première. Mais cette fois, ce n’est pas elle l’escort…

Roman contemporain, Bad Girl est écrit comme un rap dur et mélodique qui emporte tout sur son passage et nous laisse sonné.

Sortie le 5 octobre 2017. Éditions Hugo et Cie

Photo : Lisa Lesourd

Patrick Eudeline: “Les panthères grises” (éd. La Martinière)

Il y a eu les Chaussettes noires,
il y a eu les Blacks Panthers.
Voici désormais venu le temps des Panthères grises.

Ils ont soixante ans et plus beaucoup de scènes underground à électriser. Reformer le groupe le temps du mariage de l’un de leurs petits-fils, c’est pas vraiment ce qu’on pourrait appeler un grand rêve. Mais c’est le seul qu’il leur reste.
Les panthères ont blanchi, les panthères tournent en rond. Jusqu’au jour où l’on leur promet le casse du siècle. Que faire de ce monde qui les attend ?

Patrick Eudeline est écrivain, chanteur, guitariste et dandy punk. Il est notamment l’auteur des romans Dansons sous les bombes, Rue des Martyrs (tous deux chez Grasset), et Vénéneuse (Flammarion).

« Les romans de Patrick Eudeline, je les ai tous, je les lis tous. »
Virginie Despentes

 

C’est un peu notre Bukowski, un dandy roman que qui joue les prolongations, émouvant, intelligent, un peu ancien combattant aussi […]. Mais il a le charme des poètes à l’écart qui peuvent parler une heure en ère de la redingote de Keith Richards ou des Mémoires de la princesse Palatine.
Paris Match

Laurence Masurel : “La France est ingouvernable” (éd. La Martinière)

« Comment voulez-vous gouverner un pays qui a 246 variétés de fromage ? » Charles de Gaulle

« La France est irréformable, ne proposons pas de la réformer mais de la transformer complètement et radicalement. » Emmanuel Macron

La France, ingouvernable ? Difficile de se l’avouer. Et pourtant, nous adorons les contradictions : réclamer des lois pour ne pas les appliquer, détester les privilèges et profiter des passe-droits… Les politiques ont bien du fil à retordre !
À travers un florilège de citations cruelles ou désabusées, hommes politiques et grands écrivains avouent leur impuissance : les Français sont trop imprévisibles, trop insondables. On vous le dit : IN-GOU-VER-NABLES.
Peut-être parce qu’aussi révolutionnaires que conservateurs, ils aspirent, malgré tout, au meilleur.

Laurence Masurel a été journaliste pendant 40 ans, dont une vingtaine d’années à la tête du service politique de Paris Match.

Éditions de La Martinière. Sortie le 4 mai 2017.

Nicolas Rey : “Des nouvelles de l’amour” (éd. La Martinière)

« Elle vient de te dire adieu tout doucement. Elle vient de te dire adieu par paliers successifs. D’abord, au cinéma. Dans la salle obscure, sa main répondait à peine aux pressions que tu exerçais sur la sienne. Bien sûr – officiellement –, vous n’étiez plus ensemble. Mais vous vous voyiez toujours aussi souvent. Peut-être même encore avec plus de bonheur. Vous avez dîné accoudés au bar de sa cuisine. À un moment, elle a prononcé cette phrase : “Il va bien falloir que tu refasses ta vie un jour ou l’autre.” Et puis, celle-ci, juste après, en te caressant l’épaule : “Cela va te faire du bien de tomber amoureux de quelqu’un d’autre.” »

Dans ces nouvelles, Nicolas Rey explore tous les visages de l’amour. Le mal vieilli, le fantasmé, le hurlé, le caressant. Ses personnages se passent le relais, de main en main, s’accrochant à ce qui leur permet de ne pas sombrer, à cet unique sentiment : l’amour.

Éditions de La Marinière

Nicolas Rey, 43 ans, Prix de Flore à 28 ans, est l’auteur du best-seller Un léger passage à vide dans lequel il raconte les affres de l’alcoolisme mondain, puis de l’alcoolisme tout court. Il est l’auteur de sept romans publiés aux éditions du Diable Vauvert. Réalisateur, il a reçu en 2015 le César du meilleur court-métrage pour La Femme de Rio. Il a été chroniqueur sur France Inter, Canal+, D8 et à VSD, au Figaro et au magazine Lui, dirigé par Frédéric Beigbeder. Il fait des lectures musicales dans toute la France depuis avril 2015.

 

Thérèse Fournier : “Nador” (éd. Mirza Publishing)

« Un thriller sur une Tunisie tourmentée à l’aube du Printemps arabe »

2002. La Tunisie vit sous la dictature de Ben Ali, qui impose une surveillance paranoïaque des populations. Les Duquesne s’installent à Tunis avec leurs enfants. Charles se sent investi d’une mission civilisatrice et délaisse son épouse Gabrielle. Haut fonctionnaire de la Commission Européenne, il se révolte peu à peu contre la corruption ambiante. Emu par le courage de Houria, son assistante qui fait face à un quotidien désespéré, il s’apprête à commettre l’irréparable, ignorant qu’elle travaille secrètement pour le renseignement tunisien… Pour sa part, Gabrielle ne sait que faire pour tromper l’ennui et le mal du pays. Un récit envoûtant qui nous fait découvrir un pays au bord de la révolution.

On a du mal à imaginer ce qu’ont pu endurer les Tunisiens sous la dictature de Ben Ali : surveillance généralisée, mépris absolu des droits civiques, corruption à grande échelle… À travers le drame d’un couple de Français expatriés, ce récit nous plonge dans ce quotidien ahurissant, en pleine montée des courants contestataires qui ont amené la révolution tunisienne.


Thérèse Fournier est écrivain. Depuis trente ans, elle parcourt la Méditerranée sur son bateau, au gré des sujets de ses romans. Elle se mêle ainsi à la vie quotidienne des pays où elle accoste et récolte les détails et confidences qui nourrissent les intrigues de ses romans et nouvelles. Elle a publié deux autres romans, « L’Olivier bleu » (JCLatès, Le Fennec) et « 2028 » (Scali), et une dizaine de nouvelles dans la revue littéraire « Siècle 21 ». Elle est investie dans de nombreuses actions culturelles et humanitaires sur les deux rives de la Méditerranée. Elle a reçu le prix Renaissance Méditerranée en 2009 et a été nominée au Prix de la nouvelle de l’Île d’Yeu.

« Nador » est en cours d’adaptation cinématographique.

Mirza Publishing

Joy Sorman : “La discothèque” (éd. Steinkis/Prisma)

Justine, parisienne de 19 ans éprise de liberté, refuse de se soumettre aux lois qui régentent la capitale en cet été 1940. Chaque nuit, la jeune fille brave le couvre-feu pour aller danser à La Discothèque, première boîte de nuit clandestine, jusqu’à se sentir, enfin, vivante. Elle rejoint ainsi le mouvement zazou et ses fans de swing au style subversif. Mais sous l’Occupation nazie, les zazous et leurs nombreuses provocations déplaisent. Avec La Discothèque, Joy Sorman dresse un portrait décalé de la jeunesse française sous l’Occupation : et si l’amour du jazz était aussi un acte de résistance ? Sous la direction de Bertil Scali. Éditions Incipit.

Marie-Françoise Colombani : “La féministe et l’imam” (éd. Stock)

Avec Tareq Oubrou

Une féministe et un imam ! Dans leur entretien, voire leur confrontation, ils ont abordé tous les sujets qui agitent et divisent depuis des mois la société française : voile, burqa, mixité, laïcité, contraception, IVG, homosexualité, mariage pour tous, antisémitisme, formation des imams, réforme de la lecture des textes religieux… Marie-Françoise Colombani a travaillé au magazine Elle qui a été notamment à l’origine d’une pétition poussant au vote de la loi contre les signes religieux à l’école. Tareq Oubrou, lui, a encouragé pendant des années les musulmanes à se couvrir la tête. Et pourtant, aujourd’hui, le grand imam de Bordeaux les appelle à une visibilité discrète leur expliquant que le voile ne repose sur aucun fondement religieux incontestable. Interrogé sans concession sur ce revirement, la place de la femme dans sa religion, son appartenance à l’UOIF, sa fi délité à Hassan el-Banna (fondateur des Frères musulmans), les suspicions de double jeu qui pèsent sur lui, il répond avec cette franchise qui fait sa force et lui a valu de nombreuses condamnations à mort émanant d’islamistes extrémistes dont Daech. Editions Stock.

Patricke Eudeline : “Bowie : l’autre histoire” (éd. La Martinière)

On connaît le Bowie décadent, intemporel et multiforme, on connaît le glam de Ziggy Stardust, l’élégance du Thin White Duke… Sous la plume de Patrick Eudeline, David Bowie se réinvente dans un portrait décalé : au palimpseste des facettes existantes s’ajoutent celles de l’amant, du junkie et, bien sûr, celle du génie, dans un portrait littéraire et musical, passionné et sans compromis.

Patrick Eudeline est né en 1954. Il est critique rock, chanteur, guitariste et écrivain. Il a notamment contribué aux magazines Rock & Folk, Actuel ou encore Paris Match.

Régis Le Sommier : “Les mercenaires du calife” (éd. La Martinière)

Ils s’appellent Salah, Abdelhamid, Rachid, Inès ou Sarah.
Ils sont nés ici. Et ils ont grandi ici.
Comme leurs parents. Comme leurs grands-parents.
Comme n’importe qui.

Ils fument, ils boivent, ils s’amusent.
Ils n’ont pas trente ans, parfois même la moitié.
Et, soudain, ils sont prêts à tuer.
Et à mourir.

Ils ont frappé à Paris, à Bruxelles, à Nice.
N’importe où.
Ce sont les mercenaires du Calife.
Les soldats d’Abou Bakr Al-Baghdadi, le chef de Daech, à qui tous ont prêté allégeance.

Combien sont-ils ?
Qui sont-ils ?

Régis Le Sommier, directeur adjoint de la rédaction de Paris Match, reporter de guerre en Irak, en Afghanistan et en Syrie, retrace les itinéraires de ces hommes et de ces femmes que Daech nous adresse.

Éditions de La Martinière

Patrick Eudeline : “Bowie, l’autre histoire” (éd. La Martinière)

BOWIE PAR EUDELINE

Un diamant brut
Sept mois après sa sortie, je viens enfin de lire le dernier livre en date de Patrick Eudeline « Bowie, l’autre histoire ». Sept mois, où je suis progressivement venue à m’intéresser véritablement à Bowie. A dépasser ma connaissance (très) superficielle du sujet « David ». Je n’ai pas encore écoutée toute sa discographie studio. Mais je progresse. Et grâce à Patrick Eudeline j’ai désormais une vision beaucoup plus claire de sa trajectoire.

Le livre commence par un à propos bien senti. Le sujet, brulant. Qui nous a tous brutalement ramené à la réalité. David Bowie était mortel. « […]c’était un éternel jeune homme, celui qui ne pouvait et ne devais pas mourir, même si nous savions. » Quand on m’a appris la mort de Bowie, je n’ai pas compris. La phrase « David Bowie est mort » n’était pas normale. Il a fallut qu’on me la répète pour que je comprenne qu’elle existait vraiment. Le timing. Le timing était trop… invraisemblable. Patrick Eudeline enchaîne sur le sujet. La sortie de Blackstar et son anniversaire synchronisés trois jours plus tôt. La passion de toujours pour la science fiction, l’occultisme (qu’il détaillera plus tard dans le livre). La résurrection. Il n’y a pas eu de cérémonie funéraire. Le lieu d’inhumation est resté secret. Et si David Bowie c’était fait cryogéniser ?

On en reste là pour le moment. L’enfance, la jeunesse de Bowie. Ses parents, leurs disfonctionnalité. L’amour qu’il reçoit, contrairement à son demi frère, et sa demie sœur. Sa timidité extrême. Il est encouragé dans toutes les activités extra scolaire. Fait partie d’une chorale, mais c’est trop tôt pour ça. Il apprend la musique en autodidacte. Rentre dans une « Technical School », la où la plupart des rock stars anglaises des sixties iront dans des « Art School ». C’est une voie de garage. C’est l’occasion de toutes les expérimentations possible. Mais tout les rockers anglais, où presque, de cette période on à peu près la même histoire à raconter quand il s’agit de leur jeunesse. Vie en banlieue de Londres, middle class, art school. Découverte du rock. Échappées vers Londres. Premiers concerts au Marquee. Apprentissage. Premiers groupes. Chacun a son histoire, bien sur. Mais tout se recoupe. Le style très personnel d’Eudeline, marche à fond. Un style plein d’urgence. D’érudition rock. Passionné, cinglant parfois quand il tape sur un groupe, un chanteur, un rocker en particulier. Comme une fébrilité mêlée à une connaissance intime de son sujet. L’enfance et la jeunesse de Bowie sont remise en place, deux, trois mythes sont cassés. L’avantage de connaitre l’histoire à fond. Comme souvent, je pourrais prendre des notes à chaque pages. Et passer des heures passionnées à chercher des infos et de la musique à écouter.

L’attachement de l’auteur au premier disque de Bowie. Tant décrié par les fans. Le début de l’apprentissage. Un diamant brut.

Patrick Eudeline : “Le petit gars qui se roulait par terre” (éd. Steinkis/Prisma)

Début des années 1960, Freddy a 17 ans. Père ouvrier chez Citroën, mère au foyer. Son horizon quotidien, le dédale des ruelles du XVe et les petits boulots mal payés, ou pire, l’usine, comme son père. Sa vie, la vraie vie, c’est le rock, qui vient d’arriver en France, et les copains. Les blousons noirs, les petits gars du quartier, habillés en Jeans, Santiags et veste mouton. Le rock, c’est celui d’Elvis, d’Eddie Cochrane et de Gene Vincent. C’est aussi celui de Johnny Hallyday, un jeune gars du coin, du même âge que lui, et qui vient de faire sensation la veille à la télé. D’ailleurs, c’est simple, on ne parle plus que de ça. À la maison, et dehors aussi, avec les copains. La bande, les disques, les filles quand on y arrive, et les petites combines, pour gagner quelques billets, de quoi se payer un ciné, un coca ou un disque dans le Juke box du café. De quoi panser un moment les blessures des frustrations d’une génération aspirant à autre chose que l’usine, les yeux tournés vers l’Amérique. Jusqu’à la combine de trop, celle qui pourrait bien vous emmener faire un tour en zonzon, même si, dans le fond, on n’est pas un mauvais garçon, comme le chantait Johnny.  (Editions Incipit – Steinkis/Prisma – sous la direction de Bertil Scali).

Gilles Pudlowski : “Dans la tête de Pierre H.” (éd. Steinkis/Prisma)

« J’ai des mémoires de macarons comme on a des souvenirs d’amour. J’ai longtemps rêvé de ces jolies constructions croustillantes colorées avec sobriété, douces au toucher, fondantes en issue, qui croquent en bouche comme des bonbons, s’évanouissent avec volupté, sitôt croquées, laissant ainsi une impression suave. Les macarons ? De l’amour en sucre. Du croquant, de la douceur, de l’amande. Qui fut le premier à l’imaginer ? » Pierre H. est habité d’une obsession fiévreuse, le macaron parfait. Suivons-le dans cette quête du chef-d’œuvre pâtissier? (Editions Incipit – Steinkis/Prisma – sous la direction de Bertil Scali).

Philippe Jaenada : “Spiridon Superstar” (éd. Steinkis/Prisma)

Ce vendredi 10 avril 1896, les premiers Jeux Olympiques de l’histoire moderne sont sur le point de se terminer. Les Grecs n’ont encore remporté aucune médaille. Et c’est aujourd’hui la dernière épreuve : celle du marathon. Spiridon Louis est là, tenant à la main la belle paire de chaussures neuves que plusieurs habitants de Maroussi se sont cotisés pour lui offrir, et se demandant sans doute un peu, timidement, ce qu’il est venu faire dans cette galère… (Editions Incipit – Steinkis/Prisma – sous la direction de Bertil Scali).

Nicolas d’Estienne d’Orves : “Paris n’est qu’un songe” (éd. Steinkis/Prisma)

Imaginez une simple porte de bois clair qui dissimule une machine à explorer le temps. Et son créateur qui explore le temps…jusqu’à ce que flâner à travers l’Histoire ne lui suffise plus. Il lui faut agir. Eradiquer la laideur en détruisant dans l’oeuf les constructions architecturales qui lui déplaisent et selon lui défigurent Paris. Puis Sylvain Chauvier décide de faire un coup d’éclat. Il remonte au seuil de ce siècle et choisit d’agir le 19 juillet 1900, le jour de l’inauguration du premier métro. Ce sera son apothéose ! (Editions Incipit – Steinkis/Prisma – sous la direction de Bertil Scali).

Né en 1974, Nicolas d’Estienne d’Orves est écrivain et journaliste au Figaro. Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, où Paris occupe une place essentielle. Othon ou l’aurore immobile a reçu le prix Roger Nimier 2002 ;Les Orphelins du Mal, a été traduit en 13 langues ; Les Fidélités successives a reçu le prix Cazes-Lipp 2012. Son récent Dictionnaire amoureux de Paris a scellé sa passion pour la capitale, et a reçu le prix Rabelais 2016. Nicolas d’Estienne d’Orves aime les abats, les pantalons de couleur, et Paris, Paris, Paris…

Philippe Besson : “Le patient zéro” (éd. Steinkis/Prisma)

On a longtemps soupçonné Gaëtan Dugas, un steward canadien, d’avoir été le premier homme à transmettre le sida : il était homosexuel et aimait les nuits fauves. Mais d’autres avaient contracté la maladie avant lui. Qui fut le premier, alors ? Philippe Besson redonne vie aux merveilleuses années 1980, juste avant l’hécatombe. Et nous livre une partie de la réponse. (Editions Incipit – Steinkis/Prisma – sous la direction de Bertil Scali).

Gonzague Saint-Bris : “Un ruban de rêve” (éd. Steinkis/Prisma)

Le Festival de Cannes s’impose, aujourd’hui, aux yeux de la planète, comme une évidence, puisqu’il est incontestablement le plus célèbre au monde. Son démarrage, pourtant, fut plus complexe qu’on ne l’imagine, car non seulement sa première édition, prévue en 1939, fut annulée en raison de la guerre, mais encore sa réédition, en 1946, fut plutôt laborieuse, à cause des difficultés liées à l’après-guerre. Malgré tout, dès le commencement, en dépit des ratés, la magie fut au rendez-vous avec quarante films en compétition, une dizaine d’entre eux, in fine, se partageant, à défaut d’une Palme d’or qui n’existait pas encore, un premier prix, essentiellement motivé par des considérations diplomatiques. Avec son talent reconnu, l’écrivain Gonzague Saint Bris président fondateur du Festival du Film romantique de Cabourg, et historien comme le fut le fondateur du Festival de Cannes Philippe Erlanger raconte, avec subtilité, humour, poésie et érudition, ce premier acte de ce qui constitua, sans doute, la plus singulière aventure du septième art. (Editions Incipit – Steinkis/Prisma – sous la direction de Bertil Scali).

François Bégaudeau : “L’ancien régime” (éd. Steinkis/Prisma)

Le 6 mars 1980, l’Académie française accueillit en son sein Marguerite Yourcenar. Ce fut un événement, comme l’atteste la présence de l’épouse de Valery Giscard d’Estaing dont même le fils aurait pu venir s’il n avait eu un tournoi de polo. On se précipita. On se bouscula au premier rang. Certains se provoquèrent en duel. D’autres apportèrent des macarons. C’est que, pendant plus de trois siècles, l’Institut créé par Richelieu n’avait admis aucune femme. Ce n’était pas mauvaise volonté ou bas conservatisme de la part des immortels. C’est juste qu’ils n’y avaient jamais songé. Comment donc aurait-on pu vouloir changer la donne, alors qu’elle n’avait changé ? On avait eu la magnanimité d’intégrer des noms féminins dans le dictionnaire, c’était déjà bien assez. Et puis les académiciens avaient mieux à faire. Ils avaient à inventer le français et, du même coup, la France. (Editions Incipit – Steinkis/Prisma -Sous la direction de Bertil Scali).

Chantal Jouanno : “2037” (éd. Mirza Publishing)

Chantal Jouanno imagine notre monde dans 20 ans. Pour cette “anticipation sociale”, elle se fonde sur les « signaux faibles, petits ruisseaux, auteurs cachés et technologies émergentes » qui permettent d’amorcer dès maintenant la grande métamorphose de nos façons de travailler, produire, habiter, construire, bouger, manger, penser et même aimer…

Chantal Jouanno décrit tous les possibles que notre société porte déjà en elle à l’ état embryonnaire : du temps pour soi • le travail où je veux, quand je veux • tous coworkers • la vie glocale • la fin de l’obsolescence programmée et du productivisme • le génie collaboratif • la ville lente (slowcity) • les autoroutes électriques • les cybercars • l’autorégulation du trafic • la ville au rythme de la nature • les constructions modulables • l’énergie recyclée • l’intelligence collective au service de la planète • une nouvelle classe politique • une Europe verte • le tout recyclable • un nouveau modèle français • une fiscalité des biens plus que de l’activité • la fin des lobbies • un homme davantage relié à lui-même et aux autres • un nouvel art de vivre au quotidien • une alimentation bienveillante et bienfaitrice • un temps du corps pour le sport et le plaisir • le repos du cerveau par la méditation • une Afrique bio…

Chantal Jouanno est une femme politique engagée sur les questions environnementales. Elle est sénatrice UDI et vice-présidente du Conseil régional d’Île-de-France.