Gonzague Saint-Bris dans Le Télégramme
Actualité , Éditions Incipit / mai 20, 2016

Le journaliste historien Gonzague Saint Bris rend hommage au créateur inconnu du festival de Cannes, Philippe Erlanger. En 1939, la première édition fut malmenée par la guerre. En 1946, dans la joie retrouvée, Cannes devient la vitrine du monde libéré. Qu’est-ce qui a poussé le journaliste historien que vous êtes à écrire (1) sur ce premier festival de Cannes ? Il se trouve que jeune journaliste de 22 ans au Figaro, en 1970, je suis invité à déjeuner au Majestic, à Cannes, par un vénérable historien, Philippe Erlanger. Je suis heureux de le rencontrer pour l’entendre parler de Louis XIV mais il m’interrompt et me dit « Non, non, ce que je veux vous dire, c’est que je suis le créateur du festival de Cannes ». En 1938, Philippe Erlanger est un jeune homme de 35 ans ; il part au festival de Venise pour aller assister au succès, à son avis, du film français « Quai des Brumes », avec Michèle Morgan et Jean Gabin. © Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/bretagne/gonzague-saint-bris-la-creation-du-festival-de-cannes-fut-le-premier-acte-de-resistance-14-05-2016-11066766.php#4bJrZtCXZO23zvpV.99

Gonzague Saint-Bris : “Un ruban de rêve”
Actualité , Auteurs , Cover , Éditions Incipit / mars 15, 2016

Le Festival de Cannes s’impose, aujourd’hui, aux yeux de la planète, comme une évidence, puisqu’il est incontestablement le plus célèbre au monde. Son démarrage, pourtant, fut plus complexe qu’on ne l’imagine, car non seulement sa première édition, prévue en 1939, fut annulée en raison de la guerre, mais encore sa réédition, en 1946, fut plutôt laborieuse, à cause des difficultés liées à l’après-guerre. Malgré tout, dès le commencement, en dépit des ratés, la magie fut au rendez-vous avec quarante films en compétition, une dizaine d’entre eux, in fine, se partageant, à défaut d’une Palme d’or qui n’existait pas encore, un premier prix, essentiellement motivé par des considérations diplomatiques. Avec son talent reconnu, l’écrivain Gonzague Saint Bris président fondateur du Festival du Film romantique de Cabourg, et historien comme le fut le fondateur du Festival de Cannes Philippe Erlanger raconte, avec subtilité, humour, poésie et érudition, ce premier acte de ce qui constitua, sans doute, la plus singulière aventure du septième art. (Editions Incipit – Steinkis/Prisma – sous la direction de Bertil Scali).