Nicolas d’Estienne d’Orves sur Europe 1

Franck Ferrand nous raconte la création du métro, dans le Paris de la Belle Epoque. Ses origines sont inséparables de l’histoire d’un ingénieur des Ponts, Fulgence Bienvenüe. Les deux invités du jour sont Thierry Sarmant, auteur de Paris, Capitale, publié aux Editions Parigramme, et le romancier Nicolas d’Estienne d’Orves, auteur de Paris n’est qu’un songe, chez Incipit. En fin d’émission, nous restons dans le Paris souterrain, à la découverte des plus jolies et des plus curieuses stations du métro.

Nicolas d’Estienne d’Orves sur Wukali

Les éditions INCIPIT ont lancé une collection autour de « la première fois » : une série de court récit qui, à partir d’une fiction, raconte un événement ayant marqué notre histoire. Dans les colonnes de Wukali je vous ai incité à lire Les délices de 36 de Nicolas Rey autour des premiers congés payés, il y a eu la première apparition de Johnny à la télé, le premier malade du sida, mais aussi le premier bikini ou la première femme à l’Académie française. Dans Paris n’est qu’un songe, Nicolas d’Estienne d’Orves raconte le premier trajet du métro le 19 juillet 1900 à 13h, de la première rame (en bois) qui va jusqu’à Vincennes où va se dérouler la seconde édition des jeux Olympiques moderne. Le héros de Nicolas d’Estienne d’Orves vit à notre époque, ingénieur de génie, il a inventé une machine à remonter le temps qui lui permet de remodeler la capitale à son goût, ou plus exactement il fait en sorte que les auteurs des bâtiments qui, à ses yeux, défigurent Paris ne puissent sévir : ainsi il tue le petit Georges Pompidou et le Centre Beaubourg, le Front-de Seine et Jussieu n’existent plus ; il arrive…

Nicolas d’Estienne d’Orves : “Paris n’est qu’un songe”

Imaginez une simple porte de bois clair qui dissimule une machine à explorer le temps. Et son créateur qui explore le temps…jusqu’à ce que flâner à travers l’Histoire ne lui suffise plus. Il lui faut agir. Eradiquer la laideur en détruisant dans l’oeuf les constructions architecturales qui lui déplaisent et selon lui défigurent Paris. Puis Sylvain Chauvier décide de faire un coup d’éclat. Il remonte au seuil de ce siècle et choisit d’agir le 19 juillet 1900, le jour de l’inauguration du premier métro. Ce sera son apothéose ! (Editions Incipit – Steinkis/Prisma – sous la direction de Bertil Scali). Né en 1974, Nicolas d’Estienne d’Orves est écrivain et journaliste au Figaro. Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, où Paris occupe une place essentielle. Othon ou l’aurore immobile a reçu le prix Roger Nimier 2002 ;Les Orphelins du Mal, a été traduit en 13 langues ; Les Fidélités successives a reçu le prix Cazes-Lipp 2012. Son récent Dictionnaire amoureux de Paris a scellé sa passion pour la capitale, et a reçu le prix Rabelais 2016. Nicolas d’Estienne d’Orves aime les abats, les pantalons de couleur, et Paris, Paris, Paris…