Causeur : “Patrick Eudeline : la nostalgie, camarade…”

“Les Panthères grises”, éditions La Martinière, conseil éditorial Litcom. Quand elle nous attrape, elle ne nous lâche plus. C’est comme ça. Dans son roman Les Panthères grises (La Martinière, 2017) Patrick Eudeline revisite une époque révolue, pourtant pas si lointaine. Un article de Pascal Louvrier (17/12/2017) Les prophètes avaient des guitares en bandoulière Il nous présente trois musiciens, la soixantaine, n’ayant plus beaucoup de scènes underground à faire vibrer. Le temps du mariage d’un de leur petit­­-fils, ils reforment leur groupe. Pas vraiment de quoi les stimuler. L’un d’entre eux est même mort, une overdose a eu raison de l’organiste, Jean­­-Yves. Les spécialistes se réjouiront à la lecture de certains instruments cités comme une Gibson Les Paul­­ custom shop 1959 ou une Black Beauty trois micros. On pense aussitôt à Keith Richards ou Jimmy Page. Période bénie où les prophètes avaient des guitares en bandoulière, et surtout pas de kalachnikovs. Ils ne voulaient pas notre peau. C’était la musique, leur idéal. C’était notre cœur qui devait faire boom, pas nos avions. L’un des trois vétérans se prénomme Guy. C’est le plus acharné. Pour le mariage, il s’est acheté un « vrai jean », une chemise à pois et des boots façon Beatles. Mais le charme…

Patrick Eudeline sur RTS : “La rébellion peut être aussi un poids”
Actualité , Patrick Eudeline / octobre 7, 2017

Après avoir été roses ou noires, les panthères sont désormais grises… C’est le constat de Patrick Eudeline, dans son 11e livre, “Les Panthères grises” publiées aux éditions La Martinière. Un roman qui figure dans la première sélection du prix de Flore. Et sous la plume de Patrick Eudeline, il ne fait pas bon prendre de l’âge quand on a été un rockeur. “Le Rock’n’roll vous apprend beaucoup de choses. Sauf à vieillir”, écrit-il dans ce livre dont le propos central est une réflexion sur l’état du monde. Une fois la jeunesse évaporée lui succède un inexorable déclin, surtout quand on a été rockeur, brigand ou idéaliste: “Des races condamnées par le progrès. Des martyrs de l’évolution”. Ces lignes pour le moins désabusées sont signées par l’une des figures mythiques du punk rock et de l’underground français, l’un des plus purs dandys parisiens, une plume reconnue du magazine Rock&Folk et du journalisme gonzo en général (journalisme ultra subjectif à la première personne), une plume qui a électrisé le monde des lettres dès 1997, avec un premier roman “Ce siècle aura ta peau”. “Les Panthères grises”, clin d’œil à une époque défunte Patrick Eudeline est le seul survivant de son groupe punk…

“Les Panthères grises” de Patrick Eudeline, par Frédéric Beigbéder, dans le Figaro Magazine

Rock’n’roll jusqu’au bout Après les Chaussettes noires et les Black Panthers, voici les Panthères grises. Des vieux rockers qui refusent de rentrer dans le rang. « Le rock’n’roll vous apprend beaucoup de choses. Sauf à vieillir ». L’intrépide critique musical Patrick Eudeline ne cite pas son groupe Asphalt Jungle par pudeur, mais on pense à lui en lisant cette histoire, où les trois membres du groupe The Moonshmers se réunissent pour un ultime concert au mariage du petit fils de l’un d’entre eux. Peut-on rester rock a plus de 60 ans ? Mick Jagger est arrière-grand père mais est-il toujours une rock star quand il gambade sur scène entre deux verres de matcha latte ? Guy le guitariste est l’anti-Vernon Subutex, il n’accepte pas de fermer boutique. II refuse de « passer à autre chose ». Son concert sera pathétique (un bide dans un jardin minable devant une centaine de ploucs) mais un concours de circonstances le fera participer, avec Didier son bassiste et néanmoins ami, à un vol de bijoux qui rappelle fortement l’affaire Kim Kardashian. Patrick Eudeline retrouve le ton tendrement punk de Ce siècle aura ta peau – il semble d’ailleurs s’étonner d’être toujours là au siècle suivant,…

“Les Panthères grises” de Patrick Eudeline, sur les Carnets de Myriam Thibault
Uncategorized / septembre 22, 2017

RENCONTRE AVEC PATRICK EUDELINE Les Panthères grises, nouveau roman de Patrick Eudeline, août 2017, La Martinière, 176 pages, 17€50. Patrick Eudeline vient de sortir un nouveau roman. Pour une fois, comme il le dit, il ne parle pas de lui. En revanche, sa nostalgie des années 60 est bien présente : « Je pense que le monde est foutu et va à sa perte, qu’il y a eu un âge d’or dans les années 60, et que c’est fini depuis. » Dans Les Panthères grises, il nous relate les retrouvailles d’un ancien groupe de rock des années 60. Pour l’anniversaire d’un petit fils, ils se réunissent à nouveau pour jouer ensemble. Quelques jours plus tard, ils croisent la route d’un bandit qui va leur proposer un deal. Avec sarcasme et lucidité, Patrick Eudeline nous entraîne dans le monde des années 2010, avec une bande de potes ayant la nostalgie des années 60. Les deux mondes se confrontent, le fossé se creuse. Les Panthères grises est finalement un roman éminemment nostalgique, mais qui nous parle du monde actuel : Nuit Debout, la télé-réalité, Internet… Lorsque Patrick Eudeline évoque la littérature, il nous parle d’ailleurs de l’époque comme d’un élément fondamental :…

Interview de Patrick Eudeline par Babelio

Entretien avec Patrick Eudeline pour son roman Les Panthères grises 12/09/2017 Qui sont ces “panthères grises” qui peuplent votre roman ? On croise notamment un certain Patrick. Etes-vous, comme vos personnages, en décalage permanent avec le monde actuel où la “culture du zapping” est reine ? Le choix du prénom Patrick est bien sur un clin d`oeil. Surtout que c`est le personnage le plus éloigné de moi. Il y eut les Panthères noires, les panthères roses… activistes black ou gay. Pour nommer mes “anciens”, le terme s`imposait. Ils ont connu des temps d`espoir, de révolte, d`aventure. Ils ne veulent pas lâcher la main. Pour ces baby-boomers, la vieillesse n`existe pas. Déjà qu`ils avaient du mal avec le mot “adulte”. Bien sûr, je pense que notre période est terrible, inintéressante, dure, et que le tout numérique a des effets pervers qu`on soupçonne à peine. D`où cette nostalgie lancinante de l`âge d or… nostalgie qui a commencé dès la fin des seventies, en fait. Vos personnages décident, au début du roman, de reformer leur ancien groupe de rock avant de s`aventurer sur les terres plus dangereuses d`un casse. Est-ce l`épisode du vol des bijoux de Kim Kardashian qui vous a inspiré ?…

Les Panthères grises, de Patrick Eudeline, au Prix de Flore 2017
Actualité , Cover , Patrick Eudeline / septembre 20, 2017

Premières sélections pour le prix de Flore 2017 Le jury du prix de Flore a révélé sa première sélection il y a quelques jours, 9 titres qui prônent une nouvelle fois l’originalité et l’indépendance, dont “Les Panthères grises” de Patrick Eudeline. Une deuxième sélection sera annoncée le 12 octobre avant l’élection du lauréat lors de l’habituelle soirée au café de Flore, le 8 novembre. La sélection 2017 du prix de Flore : Pierre Ducrozet, L’Invention des corps (Actes Sud) David Dusfrene, New Moon (Seuil) Patrick Eudeline, Les Panthères Grises (La Martinière) Clovis Goux, La disparition de Karen Carpenter (Actes Sud) Eva Ionesco, Innocence (Grasset) Ann Scott, Cortex (Stock) Marion Vernoux, Mobile Home (L’Olivier) Lisa Vignoli, Parlez-moi encore de lui (Stock) Zarca, Paname Underground (Goutte d’Or)

Patrick Eudeline: “Les panthères grises”

Il y a eu les Chaussettes noires, il y a eu les Blacks Panthers. Voici désormais venu le temps des Panthères grises. Ils ont soixante ans et plus beaucoup de scènes underground à électriser. Reformer le groupe le temps du mariage de l’un de leurs petits-fils, c’est pas vraiment ce qu’on pourrait appeler un grand rêve. Mais c’est le seul qu’il leur reste. Les panthères ont blanchi, les panthères tournent en rond. Jusqu’au jour où l’on leur promet le casse du siècle. Que faire de ce monde qui les attend ? Patrick Eudeline est écrivain, chanteur, guitariste et dandy punk. Il est notamment l’auteur des romans Dansons sous les bombes, Rue des Martyrs (tous deux chez Grasset), et Vénéneuse (Flammarion). « Les romans de Patrick Eudeline, je les ai tous, je les lis tous. » Virginie Despentes   C’est un peu notre Bukowski, un dandy roman que qui joue les prolongations, émouvant, intelligent, un peu ancien combattant aussi […]. Mais il a le charme des poètes à l’écart qui peuvent parler une heure en ère de la redingote de Keith Richards ou des Mémoires de la princesse Palatine. Paris Match