François Bégaudeau dans Femme Actuelle

C’est avec un plaisir non dissimulé que je vous annonce la création d’une toute nouvelle collection. Son nom de code ? Incipit (Ce qui signifie en latin “il commence”). Des auteurs de talents se réunissent pour raconter chacun une première fois historique. Avec “Un ruban de rêve”, Gonzague Saint Bris, que nous avons rencontré, révèle les secrets du premier festival de Cannes. François Bégaudeau raconte dans “L’ancien régime”, l’entrée de la première femme, au sein de l’Académie Française. Eliette Abécassis, qui nous a fait le plaisir de rédiger le premier chapitre du “Pacte amoureux”, la deuxième Histoire sans fin de Femme Actuelle, enfile un ravissant “Deux-pièces” pour tout dire sur le premier bikini. Nous avons rencontré François Bégaudeau, pour l’écouter lire un extrait de “L’ancien régime” et découvrir la réaction de Marguerite Yourcenar lorsqu’elle a appris son admission à l’Académie Française,

François Bégaudeau sur France Inter

Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek reçoivent l’écrivain François Bégaudeau. Il publie L’Ancien Régime : la première femme à l’Académie Française (Steinkis Editions, collection Incipit). https://www.franceinter.fr/emission-si-tu-ecoutes-jannule-tout-francois-begaudeau

François Bégaudeau dans Culture’Elle

L’ancien régime, de François Bégaudeau Publié le 31 mars 2016 par CAROLINE DOUDET (L’IRRÉGULIÈRE) Jusqu’ici les mal-parlants s’étaient ignorés tels. A défaut de norme à quoi contrevenir, ils ne se savaient pas contrevenants. Mal parler se peut s’il existe un bien-parler. Pour inventer l’un, il fallait inventer l’autre. Inventer la règle pour inventer l’incorrection. Dès lors il y eut des fautes, et des gens qui pris en faute ne pouvaient ergoter car la règle est une et indivisible. Hors de question qu’on accorde le participe passé à Amiens, et qu’on le désaccorde à Bourges. Incipit est une nouvelle collection dont les ouvrages visent à raconter une première fois, sans lien direct avec l’auteur : le premier bikini, le premier festival de Cannes, le premier malade du sida, les premiers Jeux Olympiques, les premiers congés payés… ou la première femme élue à l’Académie Française, thème dont s’est emparé François Bégaudeau. De sa création en 1635 par le cardinal de Richelieu au 6 mars 1980, aucune femme n’avait jamais été élue à l’Académie Française, ce qui fait de cette date, celle de l’adoubement de Marguerite Yourcenar par les barbons du quai Conti, une date historique. A travers cette petite histoire abrégée de…

François Bégaudeau dans 20 minutes

1) Qui êtes-vous ? ! François Bégaudeau 2) Quel est le thème central de ce livre ? L’entrée de la première femme à l’Académie française. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? «Une fois élus, ils duraient si longtemps, passaient tant d’hivers, qu’on les eût dits Immortels». 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Entre Lulli et les Sex Pistols 5) Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Quelques sourires. 6) Avez-vous des rituels d’écrivain ? (Choix du lieu, de l’horaire, d’une musique de fond) ? Le café dans un mug a droite du clavier. Ou plutôt le déca, car mon coeur vieillit. 7) Comment vous vient l’inspiration ? En regardant mon chat dans les yeux. 8) Comment l’écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j’écrirai des livres» ? Je me disais : un jour j’essaierai d’écrire un livre. Le moment venu, j’ai essayé. 9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ? La nausée, Regain, Britannicus, Journal d’un curé de campagne, Le neveu de Rameau. Tout ça vers l’âge de 16 ans. 10) Savez-vous à…

François Bégaudeau : “L’ancien régime”
Actualité , Auteurs , Cover , Éditions Incipit / mars 15, 2016

Le 6 mars 1980, l’Académie française accueillit en son sein Marguerite Yourcenar. Ce fut un événement, comme l’atteste la présence de l’épouse de Valery Giscard d’Estaing dont même le fils aurait pu venir s’il n avait eu un tournoi de polo. On se précipita. On se bouscula au premier rang. Certains se provoquèrent en duel. D’autres apportèrent des macarons. C’est que, pendant plus de trois siècles, l’Institut créé par Richelieu n’avait admis aucune femme. Ce n’était pas mauvaise volonté ou bas conservatisme de la part des immortels. C’est juste qu’ils n’y avaient jamais songé. Comment donc aurait-on pu vouloir changer la donne, alors qu’elle n’avait changé ? On avait eu la magnanimité d’intégrer des noms féminins dans le dictionnaire, c’était déjà bien assez. Et puis les académiciens avaient mieux à faire. Ils avaient à inventer le français et, du même coup, la France. (Editions Incipit – Steinkis/Prisma -Sous la direction de Bertil Scali).