Mrs Ombrella et les musées du désert

Caroline est agent secret. Dans le cadre d'une mission non définie, elle se rend enfin sur l' " Ile " pour rencontrer le " boss ". Un enchaînement inéluctable la ramènera sur les marches du musée de la fondation Moreau. On pense à l'île du docteur Moreau. Des Métamorphoses, une
certaine " Caroline ". Agent secret ? Fantôme du passé ? On ne sait. Et tout cela finit devant la mer. Inexorablement. Marie Darrieusecq a écrit une grande nouvelle fantastique, illustrée par Fabrice Neaud. On pensera à Hoffmann, à Jacques Sternberg. On la retrouvera elle, surtout. Avec ses obsessions. Malignes et oppressantes...

Parution :
Maison d’édition : Éditions Scali
Éditeurs :
Illustrateurs :
Genres :

À propos de l’auteur

Marie Darrieussecq est née en 1969 au Pays Basque. Elle a reçu le Prix Médicis 2013 pour Il faut beaucoup aimer les hommes.

Photographie de l'auteur : Denis Rouvre, pour La Malle (Louis Vuitton/Gallimard/BETC Content)

 


Eneco

Créateur de mode, décalé et rebelle, Jean-Charles de Castelbajac fait la part belle, depuis ses débuts, à un univers où se mêlent poésie et humour, sous le signe de l'enfance. Ses créations sont issues de ce monde ludique où le magicien associe couleurs, personnages de cartoons et une certaine innocence.

Eneco, voyage dans l'univers d'un enfant, tout ce qui fait sa mythologie, c'est palpitant... Surtout quand cet enfant aime l'Histoire et Led Zeppelin ! Qu'il est entouré de ces personnages réels et merveilleux, de ce chien spad, de ce chat Scipion... Le premier amour, à 12 ans, le plus bel âge (celui de la cabane dans les bois et des serments d'amitié pour la vie).

Toutes les mythologies, les intimes, les familiales, les épiques... Tous les héros qui font des Hommes. Quête d'une nostalgie, d'un passé, de ce présent de mamie Blanche, la montre gravée du grand-père. Initiation à l'amour, Eva, beauté voisine aperçue et à jamais dans le coeur d'Eneco.

Conte pour adulte, récit autobio-fantastique, Jean-Charles de Castelbajac exalte ses Pairs... Héros, Chevaliers, Samouraï, Aventuriers, Flibustiers... C'est poétique, c'est intime, c'est sincère : comme le rêve d'un enfant.

Parution :
Maison d’édition : Éditions Scali
Éditeurs :
Genres :

À propos de l’auteur

Créateur décalé et rebelle, Jean-Charles de Castelbajac fait la part belle, depuis ses débuts, à un univers où se mêlent poésie et humour, sous le signe de l'enfance. Ses créations sont issues de ce monde ludique où le magicien associe couleurs, personnages de cartoons et une certaine innocence.


Les brutes

Les brutes tentent de nous imposer leur loi : fais-ci, pas ça, va par là, et moufte pas. C'est énervant, pesant, néfaste (on se sent tout petit, faible) et surtout nuisible au bien-être et à la joie de vivre, qui sont deux trucs importants. L'astuce, c'est de leur résister. De les envoyer paître. Mais ce n'est pas toujours évident (d'autant qu'elles peuvent prendre mille formes, à gros sabots ou en tongs). Voici donc, à toutes fins utiles, un manuel de résistance aux brutes, brillamment éclairé par des planches artistiques, et traité par l'exemple : celui de l'opposition habile aux forces armées, qui ne rigolent pas.

Parution :
Maison d’édition : Éditions Scali
Éditeurs :
Genres :
Critiques :Réformé P4 au sujet deAmazon a écrit:

Cet ouvrage appartient à la catégorie de ce que les spécialistes qualifient de "roman graphique", où le texte (une histoire complète) se partage la vedette avec les graphismes souvent pleine page. Sans rien y connaître, j''aurais certainement pensé qu''il s'agissait là d''un album illustré si je n''avais pas découvert les spécificités du genre grâce à la préface très instructive de Patrick Eudeline (directeur de la collection Graphic aux Éditions Scali) qui propose avec ce genre d''ouvrages de «faire comme si le phylactère n''avait jamais existé».

Ainsi, «les brutes» est un roman graphique que j''ai découvert avec un vif enthousiasme. D''une part, et au premier contact, grâce aux illustrations, aux dessins, aux graphismes (là, j''avoue que je ne sais pas quelle est leur dénomination exacte) de Dupuy & Berberian : sobres, nets, monochromes, estompés et tellement expressifs. Puis, d''autre part, à son texte tout en humour, grinçant parfois et en autodérision souvent.

Quant à l''histoire, Philippe Jaenada nous parle ici d'un temps que les moins de (euh ! je compte)' 23 ans (?) ne peuvent pas connaître car ils échappent depuis quelques années à la conscription. Vous l''avez sans doute compris, l''auteur aborde les incontournables Trois jours, seuls en mesure à l''époque d''évaluer l''aptitude de l''ensemble de tous les braves garçons âgés de plus de 18 ans à effectuer le service militaire (épreuve indispensable aux yeux de beaucoup pour les transformer en hommes, en vrais). S'ensuivait alors (en cas d''aptitude) une année sous les drapeaux, le crâne rasé à se lever à l''aube pour «effectuer des exercices débiles» sous les ordres de chefs «sadiques» et peut-être en plus se faire tabasser par ses camarades de chambrée.
«Les brutes tentent de nous imposer leur loi : fais-ci, pas ça, va par là, et moufte pas [...'] L''astuce c''est de leur résister. De les envoyer paître.»

Et pour Philippe Jaenada (comme pour bien d'autres), cette incorporation abusive était absolument inconcevable ayant tant d''autres choses à faire (lesquelles, il ne savait pas vraiment mais il aurait bien trouvé, pas de doute là-dessus). Ce fut en tout cas la première vraie révolte de son existence. Alors déterminé à ne pas sacrifier une année de sa précieuse existence, le narrateur a-t-il dû, par d'ingénieuses comédies frisant parfois la bouffonnerie mais somme toute tellement appropriées, déjouer le verdict implacable d''une éventuelle aptitude. Et les stratagèmes sont criants de vérité. Quel n''était pas leur soulagement mêlé d''une certaine fierté quand les futurs appelés réfractaires parvenaient à décrocher le précieux document stipulant qu''ils étaient réformés P4 (asociaux, inaptes à la vie collective'), ou P5 (aux limites de la schizophrénie) pour ceux qui avaient poussé encore plus loin l''originalité de leur mise en scène.

Ainsi et sous le couvert d''une autodérision drolatique, ce livre est caustique à souhait sans pour autant militer dans un antimilitarisme de base et pointant avec une juste perspicacité l''absurdité (pour certains) d''un contexte à présent révolu.


À propos des l’auteurs

Philippe Jaenada

Philippe Jaenada a grandi à Saint-Germain-en-Laye, puis est arrivé à Paris au milieu des années 1980 où il enchaîne les petits boulots pendant plusieurs années. Sa première nouvelle est publiée en 1990 dans L'Autre Journal. Les sept premiers romans de Philippe Jaenada sont d'inspiration autobiographique. Outre ses livres, il écrit pour le magazine Voici.

Photographie de l'auteur : Denis Rouvre, pour La Malle (Louis Vuitton/Gallimard/BETC Content)

 


Charles Berberian

Après plusieurs années passées au Liban, Charles Berbérian suit, à l'âge de dix-huit ans, les cours de l'Ecole des beaux-arts de Paris où il fait la connaissance de François Avril. Ses premières bandes dessinées sont publiées dans divers fanzines dans lesquels il développe un style graphique d'abord influencé par Ralph Steadman.
En 1983, il fait la connaissance de Philippe Dupuy, qui, comme lui, collabore à P.L.G. Une de leurs premières réalisations commune consiste en un hommage à Hergé, dans le fanzine Band'à Part n°13 (1983). Leurs signatures (scénario et dessin) deviennent indissociables - leurs premières histoires communes sont reprises dans Les héros ne meurent jamais. En 1984, ils font leur entrée à Fluide Glacial. Ils y réalisent Red, Basile et Gégé (album Graine de voyouspuis Le journal d'Henriette, chroniques amères et tendres d'une petite adolescente timide et complexée. En 1985, ils conçoivent Le petit peintre, un petit ouvrage proposé dans la collection " Atomium ", des éditions Magic-Strip. Deux ans plus tard, ils réalisent Chantal Thomas, un portfolio publié chez Michel Lagarde. Ils figuren t au sommaire de Je bouquine et collaborent à plusieurs campagnes publicitaires (pour Canal +, etc.). En 1990, ils donnent naissance à Monsieur Jean, dans Yéti. Ils conçoivent en 1992 l'iconographie du Guide de l'environnement aux éditions La sirène. L'année suivante, chez ce même éditeur, ils illustrent Tout n'est pas rose, un ouvrage rédigé par Anne Rozenblat (la femme de Berbérian). En 1994, ils réalisent l'une des pièces maîtresse de leur œuvre : Le journal d'un album (L'association) et en 1996 présentent leurs vision de New York (dans New York carnets, Cornélius - suivront Barcelone, Lisbonne, Tanger...). En 1999, le tome 4 des "aventures" de Monsieur Jean obtient le Prix du Meilleur Album au Festival d'Angoulême.
Par leur graphisme d'une grande élégance, par le ton particulier de leurs récits, Charles Berbérian et Philippe Dupuy ont su mettre en scène leur univers très particulier, où se mêlent l'humour et la gravité.
En 2008, ils obtiennent le Grand Prix de la Ville d'Angoulême


Philippe Dupuy

Philippe Dupuy publie en 1980 sa première bande dessinée, Le père Gaspard, dans l'éphémère revue Aïe ! d'André Leborgne (éditions Distri B.D.). Il collabore ensuite à plusieurs fanzines et fait la connaissance, en 1983, de Charles Berbérian. Ils décident d'unir leurs talents et figurent tout d'abord dans P.L.G.P.P.U.R. (Plein la gueule pour pas un rond). Leurs histoires suivantes seront toujours co-signées (scénario et dessin). Notons que ces premiers récits ont fait l'objet d'une réédition, en janvier 1991, sous le titre générique Les héros ne meurent jamais (L'association).
En 1984, ils entrent à Fluide Glacial. Ils y publient tout d'abord Red, Basile et Gégé (album Graine de voyous aux éditions Audie, 1987) et surtout Le journal d'Henriette, chroniques amères et tendres d'une adolescente timide et complexée, confrontée à la stupidité de ses parents. En 1985, ils publient Le petit peintre, aux éditions Magic-Strip. En 1987, ils réalisent Chantal Thomas, un portfolio édité par Michel Lagarde. Ils collaborent à diverses revues de la presse juvénile, comme Je bouquine, Mikado, etc. et conçoivent des campagnes publicitaires.
En 1990, ils prépublient quelques planches de Monsieur Jean dans Yéti. Cette série est ensuite reprise en recueils aux Humanoïdes Associés. En 1994, parallèlement à la sortie du tome 3 de cette série, ils publient à L'association Le journal d'un album, biographie où les deux auteurs séparent pour une fois leurs travaux. En 1996, Cornélius publie New York Carnet, résultat de leur voyages aux USA. En 1998, les planches du Journal d'Henriette réalisées pour la revue Je Bouquine sont publiées par Les Humanoïdes Associés dans Une envie de trop. Par leur graphisme simple et efficace et surtout par le ton unique de leurs récits, mêlant habilement l'humour et la tendresse, Philippe Dupuy et Charles Berbérian s'imposent en douceur parmi les grands créateurs de la bande dessinée française.
En 2003 ils quittent Les Humanoïdes Associés pour rejoindre Dupuis.
Ils reviennent chez Fluide Glacial en 2007 pour "Bienvenue à Boboland"