Villa Windsor

À Neuilly-sur-Seine, derrière la contre-allée du boulevard Richard-Wallace, se dresse la villa Windsor dont les murs ont été le théâtre d'un demi-siècle de secrets, de vie mondaine et d'histoires d'amour romanesques. Domicile du général de Gaulle au lendemain de la guerre, cette villa a surtout été le refuge d'Édouard VIII, play-boy romantique et rebelle qui, le 11 décembre 1936, abdiqua par amour pour une Américaine, aventurière, deux fois divorcée, Wallis Simpson – décision grâce à laquelle la reine Élisabeth II put monter sur le trône qu'elle occupe encore. Après la période troublée de la guerre et des années d'errance luxueuse, la France reçut à bras ouverts ce couple – le duc et la duchesse de Windsor – à qui la monarchie britannique avait tourné le dos. C'est là qu'ils devaient finir leurs jours.
Ce livre, bien sûr, ne raconte pas seulement cette romance insolite. Il relate toutes les amitiés parfois troubles des Windsor qui côtoyèrent les plus diverses personnalités de l'époque. Renée Van Cleef, héritière de la maison Van Cleef and Arpels qui, menacée en raison de ses origines juives, se suicida en 1942 ; Hitler, pour qui le duc de Windsor nourrit un temps une sympathie qu'il paiera cher et qui le reçut dans son nid d'aigle de Bavière ; Churchill, Coco Chanel, lord Mountbatten, le prince Charles et, bien sûr, la reine Élisabeth...
Des années plus tard, en 1997, la villa Windsor sera également la dernière demeure que Diana visitera, quelques heures avant de mourir. Renouant avec le destin du duc et de la duchesse de Windsor, elle devait s'y installer avec son fiancé, Dodi Al-Fayed...

Parution :
Maison d’édition : Michel Lafon
Genres :
Excerpt:
Critiques :Beatrice au sujet deAmazon a écrit:

Je l'ai lu en 3 jours... Passionnant, bien écrit, agréable à lire car romancé (il faut donc ne pas oublier que certains passages sont imaginés, notamment quand sont décrits les sentiments des protagonistes) mais on apprend beaucoup sur la vie de ce couple en exil et un peu sur ce qui s'est passé au moment de l'abdication... Quelles en sont les véritables raisons ? Le Duc a-t'il vraiment comploté avec Hitler pour reprendre le trône et prendre la place de sa nièce Elisabeth ? Là où on apprend aussi pourquoi Churchill les a envoyé aux Bahamas car il savait qu'un projet de kidnapping du couple était fomenté par les nazis... Au pire ils étaient pro-nazis, au mieux des gens naïfs et inconscients, ils n'ont pas été les seuls mais il est vrai que sur le trône d'un pays, leur aveuglement pouvait avoir des conséquences catastrophiques...
Là où on constate encore une fois le côté 'rapiat' et matérialiste de la famille royale pour récuperer le plus possible des biens du Duc au moment de son décès ! ils avaient fait la même chose avec les quelques biens (bijoux) de la tsarine douairière de Russie en exil en Angleterre ... L'auteur égratigne au passage la reine Elisabeth en la décrivant comme une personne froide et distante, mais on savait, l'ayant vu à l'oeuvre au moment du décès de Diana. Mais là encore, pour les Windsor, on ne sait pas ce qui s'est réellement passé et on ne le sera jamais je pense... sa rancune était peut-être justifiée... Le point final glorieux de cette histoire d'amour qui a tant fait scandale, c'est que la fortune du Duc, et ensuite celle de la Duchesse, est allée à la Recherche et au Professeur Montagnier (SIDA) grâce à l'intervention d'une avocate outrée par les manoeuvres de la famille royale. Ce couple que je crois inconscient mais au final attachant aura réussi à faire le bien, sans grandes difficultés certes, ils étaient privilégiés, mais quand même...

C'est au programme a écrit:

C’est au programme
« Villa Windsor » présenté par Sophie Devant et Damien Thévenot, avec des documents exceptionnels : visite de la maison par Frédéric Mitterrand, photos du duc et de la duchesse avec Hitler, dernières photos de Diana et Dodi, de Gaulle en famille…

« Nous allons vous raconter une histoire incroyable : celle d’une villa dans le Bois de Boulogne à Paris, baptisée la Villa Windsor. C’est un hôtel particulier du Second Empire qui fut entre 1953 et 1986 la résidence d’un couple mythique : le Duc et la Duchesse de Windsor. Mais pas seulement. Si Lady Diana et Dodi Al Fayed n’étaient pas décédés tragiquement dans la nuit du 30 août 1997, le couple aurait vécu Villa Windsor. »

Paris Match a écrit:

LA VILLA WINDSOR N’AURA PAS FINI DE NOUS SURPRENDRE.
Savait-on que de Gaulle y avait installé son quartier général à son retour de Londres, bien avant qu’elle ne scelle le sort de deux couples sans royaume ? Ou que Diana et Dodi avaient prévu d’y célébrer leur déjeuner de fiançailles… le lendemain de leur disparition tragique ? De révélations étonnantes en anecdotes cocasses, Bertil Scali nous ouvre les portes de cette demeure aristocratique au cœur du Bois de Boulogne, qui abrita les amours interdites et le train de vie luxueux du duc et de la duchesse de Windsor. Il livre un récit captivant et intime sur ce couple au destin royal contrarié et aux amitiés fascistes controversées. Et ressuscite les personnages célèbres et anonymes qui ont hanté ces lieux. Corinne Thorilon.
www.parismatch.com

France Dimanche a écrit:

C’est à Paris, dans l’hôtel particulier où ont vécu le duc et la duchesse de Windsor, que Diana avait l’intention de s’installer avec  Dodi Al-Fayed.

Par une belle après-midi, samedi 30 août 1997, une Range Rover franchit les grilles du magnifique hôtel particulier du boulevard Richard-Wallace, baptisé la villa Windsor. À son bord, la princesse Diana et son compagnon Dodi Al-Fayed. La jeune femme, émerveillée, découvre pour la première fois la haute bâtisse blanche et grise, entourée de marronniers, qui doit devenir, pour elle et pour Dodi, la maison du bonheur.

Un bonheur auquel la princesse commence à croire depuis son coup de foudre pour le séduisant play-boy sur le Jonikal, le fabuleux yacht du père de Dodi, l’homme d’affaires égyptien Mohamed Al-Fayed.

Après un mariage houleux avec le prince Charles, et la fin de sa romance avec le chirurgien Hasnat Khan, Lady Di a en effet retrouvé la joie de vivre auprès de ce charmant jet-setter, qui, de son côté, est tombé éperdument amoureux de cette sexy lady aux exquises manières.

Alors que Diana s’avance dans l’allée qui mène à la villa, les images de ce fol été lui reviennent en mémoire. Semaine après semaine, les deux amants ont passé le mois d’août à sillonner la mer, à nager, à s’embrasser tels des adolescents, comme si leurs vacances ne devaient jamais finir.

Avant de pénétrer dans la maison endormie, la princesse imagine son avenir avec Dodi. Un avenir qu’elle voit en rose. Il sera fait de voyages impromptus en jet privé, et de croisières sur le Jonikal. Avec son chéri, ils vivront sur tous les continents au gré des saisons mais surtout à Paris, dans cette villa, qui abritera leur passion contre vents et marées.

C’est Dodi qui a décidé d’installer leur nid d’amour dans ce bel hôtel particulier dont son père est devenu l’heureux locataire en 1986. Un hôtel rempli de souvenirs d’un autre couple d’amoureux célèbres : construite en 1880 par l’architecte Gabriel Jean Antoine Davioud, la demeure a été mise en 1953 à la disposition du duc et la duchesse de Windsor.

Mais à en croire le passionnant ouvrage de Bertil Scali intitulé Villa Windsor, les lieux ont accueilli, en 1944, un autre hôte illustre… le général de Gaulle. Rentré de son exil londonien, le chef de la France libre y avait en effet installé son état-major. Il y recevait tous ceux et celles qu’il souhaitait voir reconstruire avec lui le pays de demain. Un spahi marocain conduisait les invités au salon où les accueillaient le Général, en uniforme, et tante Yvonne, vêtue d’une longue jupe noire et d’une tunique brillante.

Ce n’est pourtant pas au libérateur de Paris auquel Diana pense alors qu’elle pénètre à l’intérieur de la maison à la suite de son amant. En parcourant les pièces somptueuses de sa future résidence, la princesse songe avec émotion à Edward VIII, qui, en 1936, avait abdiqué pour pouvoir épouser la femme qu’il aimait. Diana, qui a glissé son bras sous celui de Dodi, est bouleversée en découvrant toutes les œuvres d’art et objets précieux, témoins de la folle passion qui a uni jusqu’à leur dernier souffle les plus célèbres parias du royaume de Grande-Bretagne et d’Irlande.

En contemplant le monde extravagant des Windsor, dont l’amour avait triomphé de la Couronne, elle ne peut cependant pas s’empêcher de trembler. Tout l’été, la presse britannique, que ce soit le Times ou le Daily Telegraph, s’est en effet déchaîné contre elle et Dodi. Au Royaume-Uni, on a crié au scandale devant les photos de leur bonheur, de ce long baiser passionné échangé sur le pont du Jonikal.

Mais son angoisse se dissipe peu à peu tandis que Diana poursuit sa visite, comme si la maison lui chuchotait qu’elle allait dorénavant vivre heureuse dans ses murs. Rassurée, c’est avec beaucoup d’émotion qu’elle contemple les trésors légués par la duchesse à l’Institut Pasteur. Trésors que Mohamed Al-Fayed, qui s’est engagé à rénover à l’identique cette demeure historique, a rachetés à cette illustre institution.

Le propriétaire du Ritz et de Harrods a également tout fait pour retrouver le mobilier des Windsor chez des particuliers, dans les boutiques d’antiquités et lors de ventes aux enchères à Paris, Londres ou New York, dans le but de rendre hommage à ce couple mythique. « Il a engagé des décorateurs de l’époque, la maison Jansen, afin de donner à la villa son éclat passé. Il a fait restaurer un à un les objets que ses émissaires sont allés chercher aux quatre coins du monde », explique Bertil Scali dans son livre.

À la suite de Dodi, Diana continue à explorer la maison. La jeune femme se penche sur ces objets de famille, boutons de ­manchette, étuis à cigarette, médailles, pendentifs, théières, presse-papiers, bagues, colliers, qui racontent tous l’histoire d’un grand amour.

La Princesse des cœurs a même les larmes aux yeux face à la photo du duc et de la duchesse lors du réveillon de 1949, lui en smoking, elle en robe du soir, dansant amoureusement joue contre joue.
Mais si Diana est émue devant les merveilles dont la villa Windsor regorge, Dodi, lui, n’en veut pas. Il est hors de question pour lui de vivre au milieu des souvenirs d’Edward et Wallis. Sur ce point, il a été très clair, et son père est tombé d’accord. « La vente des objets est déjà prévue pour le mois de septembre. Tout sera à nouveau disséminé », écrit Bertil Scali.

Pour Dodi, cette maison doit en effet être désormais le témoin d’une autre histoire, celle de son amour pour cette belle princesse dont il est éperdument épris. À lui et à Diana de remplir ce temple dédié à leur couple d’objets qu’ils auront eux-mêmes choisis. Des objets qui leur rappelleront tous les moments heureux de leur mariage, voyages, fêtes d’anniversaire ou même, pourquoi pas, la naissance de leurs futurs enfants.

Car ce play-boy, qui a enchaîné jusque-là les relations de courte durée avec des starlettes et des mannequins, a la ferme intention de s’unir avec Diana pour le meilleur et pour le pire. En accompagnant sa chérie dans sa découverte de la maison, il repense donc à la bague que tout à l’heure, après avoir quitté sa princesse, il ira chercher chez le bijoutier Repossi, place Vendôme, en face du Ritz.

De son côté, alors qu’elle admire les pierres portées jadis par Wallis Simpson, Diana songe à cette bague fabuleuse que Dodi et elle ont choisie quelques jours plus tôt à Monte-Carlo et qu’elle a glissée à son doigt. Sertie d’un diamant en forme de rectangle entouré de dizaines de brillants, elle fait partie de la collection de bagues de fiançailles « Dis-moi oui ».

Un « oui » que Diana a bien l’intention de répondre ce soir à son amoureux, lorsque Dodi lui demandera d’être sa femme, dans son appartement de l’Étoile. Le lendemain, ils iront déjeuner tous les deux dans leur nid d’amour et feront de tendres projets. Elle s’imagine déjà décorant une chambre d’enfant dans des tons rose pastel. Car, cette fois, elle aura peut-être une fille, issue de son amour pour Dodi, cet homme épris et attentionné qui la comble de bonheur.

Ce bonheur s’est hélas brisé au petit matin du 31 août, où Diana et Dodi ont été fauchés dans la fleur de l’âge. La villa Windsor est restée vide, sans vie. Elle pleure toujours les amants disparus.

Catherine Venot

http://www.francedimanche.fr/infos-people/royaute/diana-caurait-du-etre-son-dernier-nid-damour%E2%80%89/

Sud Ouest a écrit:

Bertil Scali, ancien du magazine « Paris Match », a écrit son dernier roman dans la librairie pessacaise. Pour être tranquille .

Le parcours de Bertil Scali est un peu improbable. De Neuilly à Pessac pour écrire sur la princesse Diana, l’icône décédée dans un accident de voiture sous le pont de l’Alma, à Paris, avec son amant Dodi Al-Fayed, le 31 août 1997. Un parcours relaté dans son dernier roman, « La Villa Windsor » (1).

Au départ est l’enfance, comme pour tout le monde. « Mes grands-parents paternels comme maternels habitaient pas loin de la Villa Windsor. Un hôtel particulier qui appartient à la Ville de Paris et qui a abrité dans ses murs le duc de Windsor, ex-roi Edouard VII, et Wallis Simpson, sa maîtresse américaine divorcée. La princesse Diana avait pour projet de s’y installer au moins temporairement quand elle est morte.

Y sont passés aussi le général de Gaulle, Coco Chanel ou Renée Van Cleef, une des héritières aux bijoux éponymes. À côté du bois de Boulogne donc.

L’auteur, Bertil Scali, est un ancien du magazine « Paris Match », longtemps en poste à Londres, d’où son attirance pour la famille d’Angleterre.

Ce qui n’explique pas pourquoi il a choisi Pessac pour écrire. « J’habite ici depuis un an et demi. Avec mon épouse et mes trois enfants, on cherchait à quitter Paris. S’offraient à nous des villes comme Bruxelles, Lille, Rennes, Nantes ou Lyon mais c’est l’agglomération bordelaise qui nous a séduits. Franchement, cette région, c’est ce qu’il y a de mieux, bien mieux que ce qu’on imaginait au départ. Nous avons eu un vrai coup de cœur et découvert des gens qui sont bien plus sympathiques que ce qui dit leur réputation. » Non comptant d’écrire à Pessac son troisième ouvrage (2), il s’est installé dans les locaux de la librairie Le 45e Parallèle pour le faire. « C’est une librairie que j’aime bien. Je préfère écrire en dehors de chez moi. Pour ne pas être perturbé y compris par les discussions familiales. Dans la librairie, on est au calme, je peux prendre un thé ou un café. »

L’écriture lui a pris deux mois qui sont venus après un an et demi de recherches. « Tout ce qui est factuel est vrai mais les scènes sont reconstituées, comme les mises en situation et les dialogues pour que ce soit romanesque. »

JEAN-FRANÇOIS RENAUT

(1) « La Villa Windsor », aux éditions Michel Lafon. (2) « Un jour comme un autre » et « Hitler, mon voisin ».


À propos de l’auteur

Bertil Scali est écrivain, auteur-réalisateur, agent littéraire, éditeur, consultant pour des agences de publicité et des marques. Son livre Hitler, mon voisin (Michel Lafon, 2013) a été réédité en livre de poche, traduit en 13 langues et publié dans une trentaine de pays, dont les États-Unis, la Chine, l’Italie, l’Allemagne, le Brésil, l’Espagne ou la Pologne. Bertil Scali a écrit et co-réalisé le documentaire Hitler, mon voisin qui a notamment été diffusé sur Netflix et Planète+. De 1990 à 1992, il a écrit pour les magazines City Magazine, Elle et Détective. En 1993, il est entré comme reporter au magazine VSD, interviewant notamment Issei Sagawa, le "Japonais Cannibale", ainsi qu’à Radio Nova pour l’émission La Grosse Boule, avec Edouard Baer et Ariel Wizman. En 1995, il a été engagé comme reporter à Paris Match, couvrant de nombreux faits d'actualité en France et à l'étranger, en particulier dans le domaine de l'Internet, et devenant le correspondant permanent du magazine à Londres. En 2004, il s’est associé avec Jérôme Sans, cofondateur avec Nicolas Bourriaud du Palais de Tokyo, pour lancer les éditions Scali, une maison d’édition destinée à publier des ouvrages autour des cultures de l’underground et actuelles (musiques rock, électro, poésie, fiction, cinéma, art contemporain, littérature, érotisme, carnets) sur des thèmes négligés ou controversés et des sujets en marge tels que l’histoire de la Gay Pride, par Oliviero Toscani, ou celle de la culture Goth sous la direction de Patrick Eudeline. Près de 200 livres ont été publiés de 2004 à 2008, avec des auteurs comme Richard Branson, Jonas Mekas, Virginie Despentes, Nina Roberts, Jean-Charles de Castelbajac, Joeystar, Bruce Benderson, Marie Darrieussecq, Dupuy et Berberian, Brian Epsein, Vic Darkwood, Philippe Jaenada, Bernie Bonvoisin, Margo Jefferson, Bruno de Stabenrath ou Olivier Cachin. En 2009, il a travaillé pour BETC sur les City Guide Louis Vuitton. En 2010 et 2011, il a relancé et dirigé les Éditions de La Martinière Textes. Il est toujours directeur d'ouvrages pour les Éditions de La Martinière, publiant des auteurs aux parcours de vie hors du commun, tels que Nelson Mandela, Richard Branson ou Chantal Jouanno, et des beaux-livres illustrés signé par des artistes engagés comme Jane Birkin ou France Gall. En 2013, il a fondé Litcom qui travaille avec des maisons d'édition, des marques et de grands écrivains.

Bertil Scali, agent littéraire, sur France Bleu