Edgar Feuchtwanger, invité d’honneur du Festival international du film d’Histoire de la ville de Pessac

Edgar Feuchtwanger, 94 ans, “voisin juif d’Hitler” de 1929 à 1939, a été reçu avec les honneurs par le Festival international du film d’Histoire et par la ville de Pessac, à l’occasion de la projection du documentaire “Hitler, mon voisin”.

 

Conférence de presse dans la salle du Conseil municipal de la Mairie de Pessac

Arrivé en avion depuis Londres le vendredi 23 novembre 2018, en compagnie de sa fille, Antonia Cox, Edgar Feuchtwanger a d’abord donné une conférence de presse au sein de la salle du Conseil municipal de la ville de Pessac, en présence de nombreux journalistes de la presse régionale et nationale. La conférence était animée par François Sztark (adjoint au maire, délégué à l’enseignement supérieur, à la recherche et au Campus) et Irène Monlun  (adjointe au maire déléguée à la vie associative et aux jumelages).

Conférence de presse d’Edgar Feuchtwanger dans la mairie de Pessac. De gauche à droite, Irène Monlun (adjointe au maire déléguée à la vie associative et aux jumelages), Isabelle Dulaurens (adjointe au Maire de Pessac, déléguée à la culture, au tourisme et au patrimoine, membre du Conseil d’administration du Festival International du film d’Histoire), François Sztark (adjoint au maire, délégué à l’enseignement supérieur, à la recherche et au campus), Edgar Feuchtwanger et Bertil Scali.

 

Rencontre et débat au cinéma le Jean Eustache

Edgar Feuchtwanger a rejoint le public du Festival, au troisième étage du cinéma Jean Eustache, où il a été chaleureusement accueilli par François Aymé, commissaire du Festival et directeur du Jean Eustache. Cette rencontre-débat a été animée par Yoann Frontout et traduite par Antoine Dertle, directeur du département des études des mondes anglophones, devant une salle comble et dans une atmosphère pleine d’émotion.

Edgar a raconté de nombreux souvenirs, notamment le jour où Hitler lui a souri dans la rue, alors qu’il se promenait avec sa nanny. “Bien-sûr, a ironisé Edgar, Hitler ne savait pas que j’étais juif !” Il a raconté d’autres détails de sa vie sous le régime nazi : la façon dont il dessinait studieusement des croix gammées sur ses cahiers d’école, le meurtre de parents d’enfants de son âge lors de la Nuit des longs couteaux… et l’arrestation de son père au lendemain de la Nuit de Cristal, en novembre 1938, il y a 80 ans exactement.

Rencontre au cinéma Jean Eustache. De gauche à droite, Bertil Scali (coauteur et coréalsateur du film “Hitler, mon voisin”), Yoann Frontout (animateur), Edgar Feuchtwanger etet traduite par Antoine Dertle (directeur du département des études des mondes anglophones).

 

Projection au cinéma le Jean Eustache

Le film a ensuite été projeté dans une salle comble.

Plusieurs spectateurs sont venus saluer Edgar et partager des souvenirs de cette époque, directs ou indirects. Certains ont raconté comment leurs parents avaient vécu cette période. D’autres avaient leurs propres souvenirs. Par exemple la Péssacaise Françoise Clémenceau, 90 ans, résistante à Bordeaux à l’âge de 14 ans, qui se rappelle encore de son enfance dans les années 1930, lorsque sa famille hébergeait un enfant juif qui avait fuit l’Allemagne nazie ! Les yeux des spectateurs, comme ceux d’Edgar, étaient souvent humides.

De gauche à droite, Edgar Feuchtwanger, Bertil Scali

 

Réception au Chateau Pape Clément

Le soir-même, Edgar Feuchtwanger a été reçu au Château Pape Clément, où Alain Rousset (président du Conseil régional et président du Festival) a rendu hommage à Edgar dans un vibrant discours qui a été applaudi par la centaine d’invités présents dans la salle. Il est ensuite venu échanger avec Edgar à notre table, en présence d’Isabelle Delaurens (adjoint au maire chargée de la culture de la ville de Pessac), de Véronique Bolot (directrice de la communication de la ville de Pessac) et d’Astrid Dupont-Fauville (responsable des éditions déléguées au groupe Sud Ouest).

 

De gauche à droite, Edgar Feuchtwanger, Alain Rousset (président de la région Nouvelle-Aquitaine et président du Film international d’Histoire) et Isabelle Dulaurens (adjointe au maire de Pessac, déléguée à la culture, au tourisme et au patrimoine, membre du Conseil d’administration du Festival international du film d’Histoire).

 

 

Réception au Château Smith Haut Lafitte

Le samedi 14 novembre au soir, un nouvel hommage lui a été rendu par la Mairie de Pessac lors du dîner de clôture. Le maire de Pessac, Franck Raynal, a prononcé un très émouvant discours à l’attention d’Edgar, discours qui fut applaudi avec ferveur par les invités et les membres du Festival, avec notamment Alain Rousset, Jean-Noël Jeanneney (président d’honneur du Festival, historien, ancien président de la BNF) et François Aymé.

 

De gauche à droite, Franck Raynal (Maire de Pessac) et Edgar Feuchtwanger.

Edgar Feuchtwanger a été particulièrement ému par la force des applaudissements célébrant sa présence et son témoignage.

Franck Raynal l’a rejoint à sa table où étaient réunis Albert Roche (Président du Crif pour la région de la Nouvelle aquitaine), Astrid Dupont-Fauville, Isabelle Dulaurens et moi-même. Ce soir-là, de nombreuses personnes se sont déplacées afin de venir saluer Edgar Feuchtwanger à sa table.

 

 

De gauche à droite : Bertil Scali, Isabelle Dulaurens, Albert Roche, Edgar Feuchtwanger, Franck Raynal et Astrid Dupont-Fauville © Albert Roche

 

Bertil Scali, Emmanuelle Dulaurens, Albert Roche, Edgar Feuchtwanger et Fabien Leroy (Chef de cabinet du Maire de Pessac) © Albert Roche

 

De gauche à droite, Christophe Lucet (Sud Ouest) et Edgar Feuchtwanger.

 

De gauche à droite, Corinne Gonet (Château Haut-Bacalan) et Edgar Feuchtwanger.

La visite d’Edgar à Pessac a été organisée par Franck Raynal, Fabien Leroy, Irène Monlun, Véronique Bolot, directrice de la communication de la ville de Pessac, Céline Paquet, attachée de presse à la Mairie de Pessac, la fille d’Edgar, Antonia Cox, et les équipes de la Mairie et du Festival, que je remercie sincèrement.

 

Edgar Feuchtwanger à Château Smith Haut-Lafitte. Derrière, Bertil Scali et Antonia Cox, la fille d’Edgar, devant, Edgar et Astrid Dupont-Fauville.