Brigitte Macron lit “La France est ingouvernable”, révèle le Canard enchaîné

“Nous”, Brigitte Macron

« Ex-journaliste à Paris Match, Laurence Masurel a publié, aux éditions de La Martinière, un recueil de citations sur l’art difficile de gouverner la France. Comme il est d’usage, des exemplaires ont été adressés, cet été, à plusieurs personnalités. Et, à la surprise de l’auteure, Brigitte Macron lui a adressé cette petite lettre manuscrite : “Je vous remercie infiniment pour votre message d’encouragement et pour votre livre La France est ingouvernable, mais, vous le savez, nous sommes prêts à relever tous les défis. Ce nous royal vaut son pesant de modestie »

 

 

Bruno Dewaele, le champion du monde d’orthographe, rebondit sur son blog  :

Quand le Canard patauge…

Lu dans Le Canard enchaîné d’hier, sous le titre « Nous », Brigitte Macron :
« Ex-journaliste à Paris Match, Laurence Masurel a publié, aux éditions de La Martinière, un recueil de citations sur l’art difficile de gouverner la France. Comme il est d’usage, des exemplaires ont été adressés, cet été, à plusieurs personnalités. Et, à la surprise de l’auteure, Brigitte Macron lui a adressé cette petite lettre manuscrite : “Je vous remercie infiniment pour votre message d’encouragement et pour votre livre La France est ingouvernable, mais, vous le savez, nous sommes prêts à relever tous les défis.” »
« Ce nous royal vaut son pesant de modestie(*) », conclut alors notre confrère…
Le palmipède se fiche le bec dans l’œil. S’il s’agissait là de ce que l’on appelle un « nous de majesté », l’adjectif qui suit serait au féminin singulier puisque Brigitte (elle doit le savoir pour avoir été prof de français) parlerait alors en son seul nom : « …nous sommes prête à relever tous les défis ».
Il n’est que trop clair au contraire que, par le biais de ce « nous », Brigitte entendait « la jouer collectif », et pensait en même temps (!) au premier homme, avec lequel elle fait visiblement corps. Ce n’est donc pas dans une monarchie que nous devons craindre de nous retrouver, mais bel et bien dans une… dyarchie – ce qui n’est, tout bien pesé, pas plus rassurant !
(*) Rappelons au passage (et à ma propre décharge) que le « nous » – Dieu merci ! – peut aussi être de modestie. Mais il est vrai qu’il serait plus à sa place sous la plume d’un plumitif de mon espèce que sous celle de la première dame…
Retrouver l’article sur le blog de Bruno Dewaele