Philippe Jaenada dans Le Monde

Cette semaine, le quotidien sort de l’ordinaire grâce à l’humour de B. J. Novak, qui a réécrit ses sketches pour en tirer des nouvelles pleines de fantaisie, ou au récit de Philippe Artières, qui a composé, avec des petites annonces exhumées des archives, une histoire en « miettes » de l’année 1980. Philippe Jaenada raconte, lui, l’exceptionnel, les premiers Jeux olympiques (JO) de l’histoire moderne et la victoire du marathonien grec Spiridon Louis.

 

D’habitude, Philippe Jaenada raconte des histoires de chute. Sans doute parce qu’il s’agit d’une commande de la nouvelle collection «  Incipit  », où des écrivains relatent des « premières fois  », Spiridon Superstar est propulsé par un autre mouvement  : celui de la course. Il s’agit en effet de revenir sur les premiers Jeux olympiques de l’histoire moderne, à Athènes, en 1896, et plus précisément sur la victoire au marathon du Grec Spiridon Louis, un ­paysan de Maroussi.

Que les lecteurs habituels de Jaenada ne s’inquiètent pas  : l’auteur progresse à son rythme flâneur, ­s’attarde pour une digression à sa façon ou une comparaison cocasse, menant son récit tambour battant, depuis ces JO de l’innocence jusqu’à ceux de 1936, à Berlin, où l’on vit Spiridon offrir à Hitler «  un symbole de paix et d’espérance, un rameau d’olivier sauvage coupé à Olympie. Ça n’a pas servi à grand-chose  ». Raphaëlle Leyris

http://www.lemonde.fr/livres/article/2016/08/18/un-quotidien-pas-ordinaire-et-un-marathonien-exceptionnel-deux-recits-et-des-nouvelles_4984210_3260.html